Parkinson : pourquoi se faire suivre par l’ostéopathe ?

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ? Quels en sont les symptômes ? Quels sont les traitements et quel est le rôle de l’ostéopathe dans la prise en charge pluridisciplinaire de la maladie de Parkinson ?
Association France Parkinson

Il existe trois principales pathologies dégénératives : la sclérose en plaque, la maladie de Parkinson ainsi que la maladie d’Alzheimer.

La maladie de Parkinson est une pathologie neuro-dégénérative :

La maladie de Parkinson affecte le cerveau et le système nerveux de manière progressive.
C’est une pathologie chronique, lentement évolutive.

Elle correspond à un défaut de libération d’un neurotransmetteur (neurone qui assure la transmission d’un message d’un neurone à un autre) au niveau du cerveau : la dopamine.

Les conditions environnementales liées au mode de vie moderne est un facteur de la maladie de Parkinson.
Dans le Caucase ou au Bangladesh, deux régions où le nombre de séniors est élevé, des études ont montré que moins d’un pour cent de la population âgée de 80 à 90 ans est atteinte de la maladie de Parkinson.

Le diagnostic est long :

Du fait de la lente apparition des signes cliniques propres aux maladies dégénératives le diagnostic clinique n’est jamais porté dès le début
La maladie de Parkinson apparait insidieusement sur une période de plusieurs mois.

Le diagnostic de la maladie de Parkinson est purement clinique, ainsi il ne nécessite jamais d’IRM.
Les examens complémentaires sont néanmoins nécessaires pour exclure d’autres pathologies (neurologiques, génétiques…).

La triade parkinsonienne :

La maladie de Parkinson entraine des symptômes strictement moteurs.

Les troubles moteurs caractéristiques de la maladie de Parkinson sont :
1) l’akinésie : lenteur et difficultés à initier des mouvements
2) le tremblement de repos : fin et rapide prédominant au niveau des doigts
3) la rigidité musculaire = hypertonie : aspect figé et absence d’expression

Une caractéristique essentielle de la maladie de Parkinson est la variabilité de l’intensité des symptômes d’une période à l’autre.

Les signes cliniques accompagnateurs :

La maladie évolue de manière plus au moins lente. La triade symptomatique s’accompagne alors de troubles du langage (difficultés à écrire et parler), de troubles de la déglutition, de troubles de l’équilibre, de concentration, du sommeil et de la mémoire…

De plus, pendant la maladie des poussées de grande fatigue qui peuvent durer quelques jours.

Le traitement est médicamenteux :

Il consiste en l’administration de dopamine.

C’est un traitement atténuateur mais non-curatif, c’est à dire qu’il permet de retarder l’évolutivité de la maladie de Parkinson sans pouvoir l’annuler. L’efficacité du traitement dure quelques années, de 3 à 10 ans, c’est la lune de miel, avant la réapparition des symptômes.

Il existe néanmoins de nombreux effets indésirables fréquemment induits par le traitement.

La prise en charge pluridisciplinaire est indispensable :

La prise en charge pluridisciplinaire de la maladie permet de ralentir la l’évolution de la maladie de Parkinson et ainsi d’améliorer la qualité de vie.

  • Le kinésithérapeute : la rééducation fonctionnelle consiste à lutter contre la raideur et la contraction musculaire. Elle permet également de travailler sur l’équilibre postural, acquérir les transferts…
  • L’ostéopathe : le suivi ostéopathique consiste à prendre en charge les douleurs et diminuer les tensions musculaires. Il stimule le système vasculaire et travaille sur l’équilibre postural…
  • L’orthophoniste : son rôle est de rééduquer la dysarthie (trouble de l’articulation de la parole) et travailler sur la déglutition…
  • Le psychologue
  • Le nutritionniste

Il est également essentiel de maintenir une activité physique.

Le suivi ostéopathique :

L’action de l’ostéopathe au sein de la prise en charge des personnes atteintes de la maladie de Parkinson est importante. En effet, elle vise à améliorer les signes cliniques au moyen d’un traitement adapté aux besoins de chaque patient.

Les deux axes de traitement de l’ostéopathe dans l’accompagnement de la maladie de Parkinson sont la prise en charge :
1) des troubles musculo-squelettiques et articulaires liés à l’hypertonie prolongée des muscles dont les retentissements musculaire et tissulaire sont immenses
2) des troubles secondaires (démence, troubles posturaux et de l’équilibre, douleurs, …). Ils ont une grande part à jouer dans la diminution de la qualité de vie.

Par des manipulations douces, l’ostéopathe travaille sur différentes parties du corps (la cage thoracique, le crâne, l’abdomen, le bassin, le dos et les membres) en fonction : du motif de consultation, du traitement ostéopathique mis en place, du stade la maladie de Parkinson et de son évolution.

Enfin, la fréquence des séances ostéopathiques dépend du stade de la maladie, de la demande du patient et des tensions corporelles au moment de la consultation. A titre indicatif elle peut donc varier d’une séance par mois à une séance tous les trois à quatre mois.

Pour toutes informations au sujet de la prise en charge ostéopathique de la maladie de Parkinson ou pour prendre rdv n’hésitez pas à contacter Mathilde Locqueville Ostéopathe à Paris.
07.69.03.41.41 – mathildelocqueville.osteo@gmail.com