Ostéopathie et fertilité : accompagnement du parcours PMA et FIV

L’ostéopathie et la fertilité sont de plus en plus associées dans le cadre d’un projet de grossesse, d’une PMA ou d’une FIV. Cet article vous explique en quoi consiste cet accompagnement et dans quels contextes il peut s’inscrire.

L’infertilité est la difficulté à concevoir un enfant. En France, 1 couple sur 8 consulte un médecin pour infertilité.
Quelle est l’action de l’ostéopathie pour accompagner la fertilité et dans le cadre d’un parcours de PMA chez la femme ?

Rencontre entre un spermatozoïde et un ovule lors de la fécondation

On parle d’infertilité en cas d’absence de grossesse malgré des rapports sexuels non protégés pendant une période d’au moins 12 mois.

L’infertilité peut être féminine, masculine, mais aussi féminine et masculine.
Dans au moins 10% des cas, l’infertilité reste inexpliquée.

L’appareil reproducteur féminin : bases essentielles

Le cycle ovarien et son rôle dans la fertilité

Le cycle ovarien est un ensemble de phénomènes (formation des ovules, modifications de la muqueuse de l’utérus et de la taille du col de l’utérus, modifications hormonales…) préparant l’organisme de la femme à une éventuelle fécondation. Observer et comprendre ces variations physiologiques aide à identifier la fenêtre fertile et à mieux appréhender la fertilité de façon naturelle.

Schéma de l’appareil reproducteur féminin et de l’utérus dans un contexte de fertilité

La vulve, du vagin, de l’utérus, des trompes et des ovaires composent l’appareil reproducteur féminin.

La formation des ovules s’effectue en plusieurs étapes. Elle se déroule dans les ovaires au niveau de petits sacs, les follicules. L’ovulation a lieu lorsque le follicule est mature et libère un ovule (ovocyte). L’ovule démarre alors sa progression dans la trompe à la rencontre des spermatozoïdes.

Par ailleurs, chaque mois, des modifications de la muqueuse de l’utérus se produisent. Les hormones féminines contrôlent ces modifications. Elles ont pour fonction d’offrir des conditions optimales pour la nidation de l’ovule fécondé.

Durant la période d’ovulation, autour du 14e jour du cycle, la fécondation est obtenue à la suite d’un acte sexuel au cours duquel le pénis en érection est introduit dans le vagin de la femme. L’éjaculation entraine une expulsion du liquide séminal dans le vagin. Les spermatozoïdes progressent alors vers le col de l’utérus, le corps de l’utérus, certains atteignent les trompes. C’est au niveau de la trompe que la rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde a lieu.

Les hormones féminines et leur impact sur la fertilité

Les hormones féminines sont sécrétées à trois niveaux :

  • l’ovaire : fabrique les œstrogènes (entrainent entre autres la maturation de l’ovocyte dans l’ovaire) et la progestérone (prépare entre autres la muqueuse utérine à la réception de l’œuf, épaissit la glaire du col utérin et soutient la nidation et la croissance de l’œuf)
  • l’hypophyse, petite glande endocrine qui sécrète des hormones et qui est située à la base du cerveau : sécrète la LH (maturation de l’ovaire, ovulation et formation du corps jaune) et la FSH (stimule la formation d’œstrogène et la division ovulaire)
  • l’hypothalamus, structure du système nerveux central, situé au-dessus de l’hypophyse : sécrète la GnRH (contrôle la sécrétion de la LH et la FSH)

Les facteurs influençant la fertilité féminine

Comme l’explique l’INSERM (l’Institut national de la santé et de la recherche médicale) la fertilité de la femme dépend de la présence d’un utérus, du nombre de follicules ovariens et de la qualité des ovocytes, des sécrétions hormonales, de la perméabilité des trompes.

Schéma de l’utérus, des trompes et des ovaires avec migration des spermatozoïdes vers l’ovulation

Chez la femme, l’infertilité peut en effet être due :

  • Chez la femme, l’infertilité peut en effet être due :
  • au syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : 1ère cause chez la femme jeune
  • une insuffisance ovarienne : 1ère cause chez la femme de plus de 35 ans. Les examens biologiques et échographiques permettent un comptage folliculaire
  • une insuffisance ovarienne précoce : due à un syndrome de Turner, provoquée par des traitements de chimiothérapie ou radiothérapie, ou ayant une origine génétique
  • une sténose tubaire bilatérale : due principalement à une infection bactérienne sexuellement transmissible, la bactérie chlamydiae
  • une anomalie utérine
  • une endométriose
  • etc

Les examens réalisés dans un bilan de fertilité

En général, la femme est la première à faire des examens. L’infertilité pouvant venir de chacun, la femme ET l’homme doivent effectuer des examens.

  • Pour la femme : examen gynécologique, prise de sang, bilan hormonal, échographie (utérus, ovaires), hystérosalpingographie (trompes), hystéroscopie (muqueuses utérines, col utérin), laparoscopie (= cœlioscopie)…
  • Pour l’homme : prise de sang, spermogramme et spermoculture, examen clinique des organes génitaux, échographie testiculaire…

Le parcours est particulièrement long.
Rencontre avec un premier professionnel de santé qui prescrit un certain nombre d’examens, réalisation des examens, nouveaux rendez vous avec le médecin prescripteur pour l’analyse des résultats et soit la prescription de nouveaux examens soit la prescription d’un traitement. Entre le premier rdv et le début d’un traitement il peut alors se passer de nombreux mois.

Les différentes approches pour accompagner la fertilité

Les traitements peuvent être soit spécifiques à la cause de l’infertilité, soit hormonaux, soit diététiques (régime alimentaire particulier, perte de poids, limitation du tabac et de l’alcool).

Stimulation ovarienne, insémination artificielle, FIV (fécondation in-vitro) ou FIV ICSI (fécondation in-vitro avec micro-injection intra-cytoplasmique) correspondent à un ensemble de techniques médicales qui permettent d’aider les couples à avoir un enfant : la PMA (Procréation Médicalement Assistée) ou AMP (Assistance Médicale à la Procréation).

La stimulation ovarienne dans le parcours de fertilité

La stimulation ovarienne est un traitement hormonal. Il a pour but de stimuler les ovaires et ainsi de produire plusieurs follicules en même temps afin d’obtenir un ovulation de qualité.

La stimulation ovarienne est indiquée en cas d’infertilité légère de la femme, troubles de l’ovulation, infertilité légère à modérée de l’homme ou dans les cas d’infertilité non-expliquée.

Injection sous-cutanée de stimulation ovarienne dans le cadre d’un traitement de PMA

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Les différents types de stimulation ovarienne

  • la stimulation ovarienne simple indiquée dans le cadre de troubles de l’ovulation
  • la stimulation ovarienne dans le cadre d’un protocole AMP d’une insémination artificielle, d’une FIV ou d’une FIV ICSI.
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Déroulement d’une stimulation ovarienne

  • de J3 à J13 – stimulation de l’ovulation :

    Par voie orale (citrate de clomifène : CLOMID) ou par voie sous-cutanée (gonadotrophines qui agissent directement sur l’ovaire : piqures de PUREGON, MENOPUR, BEMFOLA…).

    Dans le cas d’un traitement par injections, elles sont à effectuer tous les jours à heure fixe, par une infirmière, le conjoint ou la femme. Les injections se font au niveau de la cuisse ou du ventre en fonction de ce que conseille le médecin.

    Toutes les 48 heures, une prise de sang est effectuée avec un dosage hormonal, ainsi qu’une échographie endo-vaginale. Ces examens permettent en effet de contrôler la stimulation ovarienne, d’orienter le traitement (dosages) et d’observer l’évolution du développement des follicules.
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  • à J13 – déclenchement de l’ovulation :

    Par voie sous-cutanée d’Ovitrelle (injection unique)

    Le déclenchement de l’ovulation a lieu uniquement si les follicules sont matures (15-22 mm de diamètre à l’échographie), que l’endomètre est en « grains de café » et que des glaires sont présentes.

    L’injection déclenche l’ovulation après 36 à 40 heures.
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  • entre J13 et J16 : fécondation à la suite de rapports sexuels, insémination artificielle, FIV ou FIV par ICSI

    Il est possible que par la suite de l’insémination votre médecin vous prescrive du Progestan (progestérone en ovule). Le Progestan permet d’augmenter les chances de fécondation.
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  • de J16 à J28 : deux semaines d’attente des résultats (prise de sang : taux de béta-HCG)

    Après une période où la femme consulte un médecin et effectue des examens tous les deux jours, la période d’attente peut parait interminable. La femme peut être hyper-attentive à chaque signe de grossesse qui peut apparaitre.
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Effets secondaires possibles de la stimulation ovarienne

La stimulation ovarienne, par l’injection excessive d’hormones peut entrainer de nombreux effets secondaires : gonflements abdominaux (ballonnements), femme à fleur de peau, prise de poids, fatigue intense, mycoses vaginales, troubles circulatoires, hyper-stimulation ovarienne…
Sur le long terme elle peut également entrainer des pathologies telles que la sclérose en plaque, l’endométriose, le cancer du sein, etc.

L’insémination artificielle dans le parcours de PMA

L’insémination artificielle consiste à injecter artificiellement le sperme du conjoint ou d’un donneur dans l’utérus (col de l’utérus ou cavité utérine) de la femme en période d’ovulation. L’objectif est qu’un spermatozoïde féconde naturellement un ovule.

Schéma de l’insémination artificielle montrant le dépôt de spermatozoïdes dans l’utérus et leur progression vers les trompes

Elle est indiquée principalement en cas de stérilité cervicale ou si la quantité des spermatozoïdes du conjoint est insuffisante.

L’insémination artificielle coute environ 450€ par tentative. La Sécurité sociale la prend en charge à 100% dans le cadre d’un traitement de stérilité jusqu’aux 43 ans de la femme.

L’acte est non douloureux et les activités quotidiennes peuvent être reprises directement.

Les étapes de l’insémination artificielle

  • de J3 à J13 – stimulation de l’ovulation et déclenchement de l’ovulation
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  • le sur-lendemain du déclenchement ovarien – recueil et préparation du sperme :

    Le sperme du conjoint (AIC = insémination avec sperme du conjoint) ou celui d’un donneur (AID = insémination avec sperme d’un donneur) est recueilli par masturbation, dans l’idéal après 3 à 5 jours d’abstinence, dans un laboratoire spécialisé.

    Un médecin biologiste lave, centrifuge et extrait les meilleurs spermatozoïdes qu’il introduit ensuite dans un flacon.

    Le flacon est amené au gynécologue.
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  • le même jour que le recueil de sperme – insémination artificielle :

    Grâce à un fin cathéter introduit par voie naturelle, le gynécologue dépose les spermatozoïdes au fond de l’utérus de la femme.
    Après l’insémination la femme reste allongée une dizaine de minutes puis elle peut reprendre ses activités normalement.
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  • de l’insémination artificielle à J28 – deux semaines d’attente des résultats (prise de sang : taux de béta-HCG)

    En cas d’absence de règles, un test sanguin de grossesse est effectué deux semaines après l’insémination puis 48h plus tard.
    Une échographie de contrôle est faite à quatre semaines de grossesse afin de vérifier la localisation de la grossesse et le nombre de sacs gestationnels.

En cas d’échecs répétés (6 cycles) de l’insémination artificielle le couple peut être guidé vers la fécondation in vitro (FIV) ou la micro-injection (ICSI)

La fécondation in-vitro (FIV) : principe et déroulement

La fécondation in-vitro est une fécondation « naturelle » qui se passe en laboratoire.

Flacon de laboratoire utilisé lors d’une fécondation in vitro (FIV)

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Les étapes de la FIV

  • de J3 à J13 – stimulation de l’ovulation et déclenchement de l’ovulation
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  • 36h après l’ovulation – ponction d’ovocytes :

    La ponction des ovocytes se déroule au bloc opératoire sous anesthésie locale ou générale.
    La gynécologue repère les follicules à l’échographie et aspire leur contenu dans une seringue.

    A la suite de la ponction, le biologiste repère au microscope les ovocytes utilisables pour la fécondation.
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  • pendant la ponction des ovocytes – recueil et préparation du sperme :

    Le sperme est recueilli par masturbation. Un médecin biologiste lave, centrifuge et extrait les meilleurs spermatozoïdes.
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  • 2 heures plus tard – fécondation in-vitro :

    Mise en contact de l’ovocyte et des spermatozoïdes.
    La fécondation se fait « naturellement », sans aucune intervention humaine : au sein du flacon, les spermatozoïdes tournent autour de l’ovocyte en toute autonomie. Et seul un spermatozoïde pénètrera dans l’ovocyte.
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  • les 3 à 5 jours qui suivent – mise en culture des couples ovocyte/spermatozoïde pour obtenir des embryons

    Afin d’obtenir des embryons les biologistes effectuent une mise en culture des ovocytes fécondés.

    Si la fécondation a lieu, deux noyaux apparaissent au centre de l’ovocyte. Ensuite, après quelques heures, ces noyaux s’assemblent et l’ovocyte est constitué d’une cellule : l’embryon est formé.

    Les jours plus tard, des cellules se multiplient au sein de l’embryon : c’est la division cellulaire.
    Les embryons peuvent être réimplantés dans l’utérus de la femme entre le deuxième et le cinquième jour.
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  • 3 à 5 jours plus tard – réimplantation des embryons dans l’utérus de la femme :

    Sous échographie, le gynécologue assure le transfert des embryons (un ou deux embryons maximum).

    Il est possible que par la suite de la FIV votre médecin vous prescrive du Progestan (progestérone en ovule). Le Progestan permet d’augmenter les chances d’accroche embryonnaire et le développement embryonnaire.
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La FIV ICSI : fécondation avec micro-injection

En cas d’infertilité masculine majeure (très peu de spermatozoïdes, spermatozoïdes, spermatozoïdes très peu mobiles), en cas d’échec de parcours de FIV classique les couples peuvent avoir recours à la FIV ICSI.

La FIV ICSI, contrairement à la FIV classique qui est « naturelle », est une technique de PMA qui consiste à réaliser une « fécondation assistée » en laboratoire.

Sous microscope, le biologiste sélectionne le meilleure spermatozoïde. Puis il l’introduit dans l’ovule afin d’aboutir à un embryon.

Schéma d’une fécondation in vitro ICSI montrant l’injection d’un spermatozoïde dans l’ovule

La cryoconservation des embryons

La cryoconservation des embryons correspond à la congélation embryonnaire.

Avec l’accord du couple, le laboratoire congèle les embryons les plus solides pouvant être utilisés pour une future grossesse.

Le rôle de l’ostéopathie dans le parcours de fertilité et de PMA

Dans le cas d’une infertilité féminine fonctionnelle (examens complémentaires négatifs) ou dans le cadre d’une AMP ou d’une PMA, l’ostéopathie peut avoir un rôle d’accompagnement auprès de la femme dans son projet de grossesse.

Accompagnement ostéopathique manuel dans un parcours de fertilité

En effet, l’objectif de l’ostéopathie dans l’accompagnement de l’infertilité ou d’un parcours de PMA est de favoriser la mobilité du bassin et l’équilibre global du corps.
Si le bassin et les structures en rapport sont mobiles, les viscères de l’appareil reproducteur féminin sont fonctionnels.

L’ostéopathie repose sur des techniques manuelles douces, adaptées à la mobilité des tissus et à l’équilibre global du corps.

Ostéopathie et infertilité : quelles structures sont concernées ?

Pour commencer, il est important d’avoir en tête l’anatomie et le fonctionnement anatomique du petit bassin…
Comme nous l’avons vu, la vulve, le vagin, l’utérus, les trompes et les ovaires composent l’appareil reproducteur féminin.

Coupe sagittale du bassin féminin montrant l’utérus et les structures anatomiques de l’appareil reproducteur

L’appareil reproducteur féminin est directement en rapport avec le périnée en bas, et le système digestif en haut. Il est également indirectement en rapport avec le pubis devant, le sacrum ainsi que le coccyx et les lombaires derrière, et enfin avec les membres inférieurs inférieurement.

Chaque organe et viscères du corps présentent des « articulations viscérales ». Les articulations viscérales sont composées de fascias (tissu conjonctif : de soutien et de liaison) et de ligaments.
Ils permettent aux viscères et organes :
– d’être maintenus et attachés au bassin (rôle de contention) et aux autres viscères (rôle suspenseur),
– de glisser,
– et aussi d’occuper son espace.
Enfin, ils présentent un rôle de nutrition.

Voici une illustration du Netter qui montre les moyens d’attache de l’appareil reproducteur féminin.
Ligament large, ligament utéro-sacré, ligament suspenseur de l’ovaire et ligament propre de l’ovaire), ligament rond, paramètre, ligament infundibulo-colique (qui relie la trompe utérine gauche et le colon sigmoïde), ligament appendiculo-ovarien (qui relie le cæcum et l’ovaire), etc. sont autant d’éléments qui permettent l’intégrité structurelle et fonctionnelles et ainsi l’attache des organes reproducteurs féminins.

Schéma anatomique de l’utérus avec représentation des principaux ligaments utérins

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Comment l’ostéopathie agit sur le corps dans un contexte de fertilité

L’ostéopathie vise à favoriser une bonne mobilité du bassin et des zones en lien, ainsi qu’à améliorer la circulation, le drainage et les échanges au sein du corps.

Pour cela, dans le cadre d’une infertilité ou en parallèle d’un parcours de PMA, l’ostéopathie agit sur différents axes :

  • les articulation du bassin (entre le sacrum et les iliaques, entre le sacrum et le coccyx, les hanches)
  • les muscles (muscles du plancher pelvien = le périnée, muscles du bassin, du dos et de la hanche)
  • la colonne vertébrale, en rapport avec l’innervation de l’appareil reproducteur
  • le crâne, en rapport avec le système hormonal impliqué dans le cycle ovarien, avec les tissus qui descendent jusqu’au bassin, et les liquides
  • les viscères : le rein, le diaphragme, l’utérus, les ovaires…

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Quand l’ostéopathie peut-elle être envisagée dans un parcours de fertilité ?

L’ostéopathie s’inscrit dans une démarche d’écoute et de compréhension du parcours déjà entrepris dans le cadre de l’infertilité. Elle propose un accompagnement adapté au contexte et aux besoins de la personne.

Il est important de garder en tête que l’ostéopathie intervient en complément du suivi médical dans le cadre de l’infertilité et d’un parcours de PMA. Elle s’inscrit dans une approche complémentaire de la médecine conventionnelle.

Dans le cadre d’un désir de grossesse ou d’un traitement de PMA, l’ostéopathie peut être envisagée à différents moments du parcours :

  • en dehors de tout traitement PMA : après la fin des règles entre J5 et J10
    Pour soutenir la phase folliculaire et l’ovulation
  • dans le cadre d’une stimulation ovarienne et d’une insémination utérine (PMA) : les jours précédents la stimulationentre J1 et J3
    Le but étant de préparer la stimulation ovarienne : travail sur le bassin et toutes les zones en rapport
  • dans le cadre d’une FIV ou FIV ICSI (PMA) : entre la ponction d’ovocytes et la réimplantation de l’embryonà J16 (en fonction des dates fixées avec le centre)
    Le but étant de drainer, résorber, évacuer les liquides et soulager les douleurs dues à la ponction. Et de préparer le bassin et l’utérus à recevoir l’embryon et ainsi augmenter les chances d’accroche embryonnaire et le développement embryonnaire.

La fréquence des séances ostéopathiques dépend de la cause de l’infertilité, de la technique de PMA en cours, et de la demande de la patiente.
À titre indicatif, l’ostéopathie peut être envisagée sous forme d’une à deux séances initiales afin de travailler globalement la mobilité du corps et du bassin. Par la suite, une séance peut être envisagée à chaque cycle ou à chaque étape d’un parcours de PMA.

Ostéopathie et fertilité : ce qu’il faut savoir

L’ostéopathie dans le cadre de la fertilité s’inscrit dans une approche complémentaire du suivi médical. Elle ne constitue pas un traitement de l’infertilité, mais peut accompagner le corps dans ses différentes phases, notamment dans un projet de grossesse, un parcours de PMA ou de FIV. Cette approche vise à mieux comprendre les interactions entre les différentes structures du corps et leur rôle dans l’équilibre global.

À propos de l’ostéopathie et de l’accompagnement à Paris

L’ostéopathie est une approche manuelle globale qui s’intéresse à la mobilité des différentes structures du corps. Elle repose sur une compréhension fonctionnelle du corps humain et peut s’inscrire en complément d’un suivi médical. À Paris, cette pratique est utilisée dans différents contextes, dont l’accompagnement des personnes dans leur parcours de fertilité.

Questions fréquentes sur l’ostéopathie et la fertilité

Ostéopathie et fertilité : est-ce que ça fonctionne ?

Entre ostéopathie et fertilité, l’objectif est d’accompagner la femme dans son parcours global. En fonction des antécédents, de l’hygiène de vie et des habitudes, l’ostéopathie travaille sur la mobilité du corps et son équilibre.
Cet accompagnement vise à soutenir la femme, et le corps dans un parcours de fertilité, de PMA ou de FIV.

L’ostéopathie peut-elle aider à tomber enceinte ?

L’ostéopathie ne constitue pas un traitement de l’infertilité. Elle peut toutefois accompagner le corps dans un projet de grossesse en agissant sur les tensions et l’équilibre global.

Quand faire de l’ostéopathie dans un parcours de fertilité, PMA ou FIV ?

Il existe trois périodes principales où l’ostéopathie peut être envisagée : avant la stimulation ovarienne, entre la ponction et le transfert, ou avant un transfert d’embryon congelé. En revanche, aucune séance n’est réalisée pendant la stimulation ovarienne.

Combien de séances d’ostéopathie sont nécessaires pour la fertilité ?

Le nombre de séances dépend des antécédents, de l’hygiène de vie et de la mobilité du corps de la femme.
Si certaines tensions ou blocages du bassin sont présents, plusieurs séances peuvent être nécessaires afin d’optimiser la mobilité.
Cela permet d’accompagner les différentes étapes du protocole et de soutenir le corps. Et également de prévenir certaines douleurs pendant la grossesse si celle-ci débute.