Spondylarthrite ankylosante, la prise en charge de l’ostéopathe

Inflammation des articulations, chronique et douloureuse, la spondylarthrite ankylosante est une pathologie de l’adulte jeune. Quel rôle joue l’ostéopathe au sein de la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante ?

Allodocteurs : Spondylarthrite ankylosante, la soudure osseuse des articulations

Qu’est-ce que la spondylarthrite ankylosante ?

La spondylarthrite ankylosante est un rhumatisme inflammatoire chronique.

Elle touche principalement la colonne vertébrale et le bassin au niveau des articulations sacro-iliaques et secondairement les articulations des membres inférieurs, le système digestif et l’oeil.

La spondylarthrite ankylosante entraîne des douleurs rachidiennes intenses et invalidantes, ainsi qu’une raideur.

Les douleurs sont ressenties en fin de nuit et le matin au réveil :

Les douleurs dues à la spondylarthrite ankylose sont ressenties en bas du dos et au niveau des fesses exclusivement durant la nuit et le matin au réveil.

Le matin les douleurs sont accompagnées d’une sensation de raideur en bas du dos qui nécessitera un long moment pour disparaitre, c’est ce qu’on appelle le dérouillage matinal de la spondylarthrite ankylosante.

Ces signes sont accompagnés de :
– douleurs au talon
– infections de l’oeil (uvéites)
– tendinites à répétition
– grande fatigue

L’IRM confirme le diagnostic clinique :

Le diagnostic de la spondylarthrite ankylosante est confirmé par un IRM du rachis qui montre des signes inflammatoires au niveau de la colonne vertébrale et du bassin.

L’échographie permet, elle, la mise en évidence de tendinites du tendon d’Achille ou une atteinte de l’aponévrose plantaire fréquemment fréquentes dans la spondylarthrite ankylosante.

La spondylarthrite ankylosante évolue vers une perte de mobilité du dos :

Comme son nom l’indique, la spondylarthrite ankylosante évolue vers une ankylose (une soudure) des articulations de la colonne et du bassin.
Ce phénomène aboutit à un enraidissement et une perte de mobilité des lombaires et des articulations sacro-iliaques.

La prise en charge est pluridisciplinaire :

Le traitement médicamenteux de la spondylarthrite ankylosante sont :
– des anti-inflammatoires non-stéroïdiens pour contrôler les crises
– une biothérapie anti-TNF en traitement de fond (injections locales superficielles), qui entraine néanmoins une sensibilité accrue aux infections

La rééducation par le kinésithérapeute est primordiale :

Dès le diagnostic de la spondylarthrite ankylosante il est primordial d’être suivi par un kiné afin de conserver la mobilité et la force de la colonne vertébrale et prévenir les déformations.
Le rôle du kiné est également de vous créer un auto-programme d’exercices à réaliser quotidiennement.

En parallèle, il est important de maintenir une activité sportive, douce, hebdomadaire voir quotidienne, afin de prévenir l’enraidissement, diminuer l’inflammation et ainsi limiter l’évolution de la spondylarthrite ankylosante.

La prise en charge de la spondylarthrite ankylosante par l’ostéopathe :

L’action de l’ostéopathe au sein de la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante vise à soulager les symptômes, lutter contre l’enraidissement et ainsi améliorer la qualité de vie au moyen d’un traitement adapté aux besoins de chaque patient.

Par des manipulations douces et profondes, l’ostéopathe travaille sur les différentes parties du corps en rapport anatomique avec les zones atteintes : colonne vertébrale et bassin, axe crânio-sacré, système digestif, cage thoracique, membres inférieurs…

Les axes de traitement de l’ostéopathe pour soulager la spondylarthrite ankylosante sont :
1) un travail musculo-squelettique des différentes zones mises sous tensions par l’inflammation chronique lombaire et du bassin
2) un travail sur l’axe crânio-sacré car une atteinte de la colonne lombaire et du bassin peut se répercuter sur la mobilité des colonnes dorsales et cervicales puis sur la mobilité crânienne
3) un travail préventif ou curatif sur les attaches viscérales et le diaphragme car l’hypomobilité rachidienne et du bassin peut se répercuter sur la mobilité du système viscéral et engendrer des troubles fonctionnels viscéraux
4) un travail d’équilibration global du corps

La fréquence des séances ostéopathiques dépend de l’intensité et de l’importance des symptômes au moment de la consultation. A titre indicatif elle peut varier d’une séance ostéo par mois à une séance par trimestre.

Prendre RDV avec l’ostéopathe Paris pour votre spondylarthrite ankylosante :

Informations ou prise de rdv avec l’ostéopathe à Paris : contacter Mathilde Locqueville Ostéopathe au 07.69.03.41.41