Scoliose : faire suivre l’enfant par un ostéopathe ?

La scoliose, spina luxata comme l’appelait Hippocrate, est une affection du rachis très fréquente. Quelle est l’action de l’ostéopathe pour tendre vers un bon développement de la scoliose ?

Qu’est ce qu’une scoliose ?

La scoliose correspond à la déviation tridimensionnelle (flexion/extension – plan sagittal, rotation droite/gauche – plan transversal, inclinaison droite/gauche – plan frontal) puis à la déformation de la colonne vertébrale.
L’attitude scoliotique correspond, quant à elle, à une déviation uni ou bidimensionnelle de la colonne vertébrale (flexion/extension, inclinaison droite/gauche).

La scoliose peut apparaitre à tout âge.
Le plus souvent elle se développe rapidement lors de la puberté. Elle touche principalement les filles lors de l’adolescence.

La scoliose se situe au niveau cervico-dorsal, dorsal, dorso-lombaire et également au niveau lombaire.

L’atteinte scoliotique n’est pas forcément douloureuse. Il est donc important de faire vérifier le dos de l’enfant et de l’adolescent une fois par an par un professionnel de santé.
Lorsque qu’elle est symptomatique, les douleurs se situent le plus souvent le long du rachis (cervicales, dorsales, dos, côtes, bassin…). Les douleurs de la scoliose sont alors fréquemment rythmées par les poussées de croissance.

D’où provient la scoliose ?

Dans 20% des cas, la scoliose est liée à des pathologies congénitales, neurogènes, myogènes… Et dans 80% des cas, on ne connait pas la cause de la scoliose et elle est appelée scoliose « idiopathiques ».

Il existe cependant des facteurs favorisant la scoliose :
• problèmes de mal-occlusions dentaires (la mâchoire ayant un rôle postural)
• croissance rapide à l’adolescence
• différence de longueur de jambes, anatomique (correction par des semelles faites par un podologue) ou fonctionnelle (correction par un traitement ostéopathique du corps)
• attitudes posturales
• port de charges toujours du même côté (cartable lourd)
• habitudes pour s’asseoir
• sports unilatéraux (cavalières qui montent en amazone)
• cicatrices

Comment pose t-on le diagnostic d’une scoliose ?

Le diagnostic de la scoliose se fait par le médecin ou le pédiatre.

L’examen clinique met en évidence une gibbosité lorsque l’enfant se penche en avant.

Les différents clichés radiographiques (de face et de profil) permettent de confirmer le diagnostic et d’évaluer les déformations rachidiennes.
Ils permettent également de suivre l’évolution de la scoliose dans le temps (tous les 4 à 6 mois pendant l’adolescence).

La radiographie du rachis de face permet de mesurer l’angle de COBB. L’angle de COBB mesure l’amplitude de courbure majeure du rachis afin de connaitre la gravité de la scoliose :
• < 10° : scoliose bénigne – aucun traitement requis, parfois kiné
• entre 15° et 35° : scoliose moyenne – traitement orthopédique
• entre 35° et 60° : scoliose importante – traitement chirurgical
• > 60° : scoliose très importante – traitement chirurgical

Evolution de la scoliose :

Les déviations rachidiennes dues à la scoliose, lorsqu’elles sont importantes, peuvent entrainer des altérations périphériques :
• déformation de la vertèbre
• altération du disque intervertébral
• déformations costales qui peuvent avoir pour conséquence une diminution des capacités respiratoires
• déséquilibre du bassin
• tonicités musculaires asymétriques

La déformation du corps de l’enfant a un impact esthétique et psychologique pouvant entraîner également une perte de confiance en soi.

Le suivi de l’enfant atteint de scoliose par l’ostéopathe :

La scoliose est évolutive. Un travail pluridisciplinaire par le pédiatre, l’ostéopathe et le kinésithérapeute permet une évolution de la scoliose dans le bon sens.

L’action de l’ostéopathe face à un enfant présentant une scoliose vise à diminuer les contraintes exercées sur le dos :

L’action de l’ostéopathe face à une scoliose vise à diminuer les contraintes exercées sur le dos de l’enfant au moyen d’un traitement adapté aux besoins de chaque patient.

Au vue des radiographies et à la suite d’un examen clinique précis, l’ostéopathe repère les tissus en souffrance et les zones adaptatives à la scoliose et propose un plan de traitement.
Par des manipulations douces, l’ostéopathe travaille sur différentes parties du corps (rachis, cage thoracique, diaphragme, bassin, abdomen, mâchoire, crâne, membres…). Le but étant de potentialiser la mobilité du rachis, de la cage thoracique et des zones périphériques et ainsi de pouvoir agir et travailler sur la dérotation des courbures scoliotiques.

Les axes de traitement de l’ostéopathe sont la prise en charge :
1) des troubles musculo-squelettiques, musculaires, ligamentaires et articulaires
2) de l’axe crânio-sacré
3) des tensions fasciales générales

La fréquence des séances ostéopathiques dépend du stade de la scoliose et de son évolution. A titre indicatif, elle peut varier d’une séance par mois à une à trois séances par an. 
Dès la première consultation, l’ostéopathe apporte de la souplesse, de la mobilité et du bien-être.

Ostéopathe à Paris, contacter Mathilde Locqueville pour toutes informations ou pour prendre RDV au 07.69.03.41.41.